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MON NOUVEAU POSTE A FAIT LE MALHEUR D'UNE AUTRE

Plusieurs mois avant, j’avais perdu de mon entrain naturel. Avoir passé plus de cinq ans, dans la même boite : me paraissait, maintenant, être un fiasco total. Une grosse remise en question s’imposait. Avais-je fait un mauvais choix, en misant toute ma carrière pro au sein de cette entreprise ? Face à un tel désarroi, un sentiment « de bougeotte aigue » semblait vouloir s’emparer de moi. Cinq longues années à espérer grimper les échelons, et à accéder au but que je m’étais fixée… mais non, cela était finalement sans espoir. Je l’avais bien perçu lors de mon dernier entretien d’évaluation annuel, que le discours de mon supérieur hiérarchique était toujours le même : « Vous êtes un très bon élément, nous apprécions beaucoup la qualité de votre travail et vos différentes interventions sont brillantes et percutantes. Malheureusement, nous ne pouvons faire aboutir votre demande de formation (…), nous ne pouvons pas et n’avons surtout pas les moyens de créer ce poste cette année qui mettrait beaucoup plus en évidence vos nombreuses compétences (…), comprenez que la succession de crise que nous avons subi ces dernières années, a réduit considérablement l’intégralité de notre budget. Je l’avais écouté religieusement faire son monologue, et certains mots résonnaient encore dans ma tête de quoi me donner une migraine épouvantable. En résumé : « Aucune évolution possible ». La trentaine bien entamée, je n’avais plus envie de me plier à certaines règles d’une entreprise qui ne me voyait pas comme une valeur sûre, ni comme une valeur montante. Je me sentais fatiguée d’attendre, j’avais envie de plus et surtout un besoin viscéral d’avancer. 

Le manque de reconnaissance professionnelle…

De sortir de cette phase de stagnation, à un poste, qui ne m’apportait plus aucune réjouissance ! J’avais bien compris, qu’il me fallait prendre les devants en cherchant ailleurs ! Pas dans un an. Ni dans six mois. Mais, tout de suite ! Avant, que l’on n’ait eu le temps de classifier dans un tiroir poussiéreux, mon profil dans celui des cadres séniors sans avenir. Les postes intéressants étaient d’autant plus rares aujourd’hui, qu’on assistait chaque jour à l’arrivée massive d’un banc de « jeunes lionnes surdiplômées » qui n’avaient aucun scrupule à se dévorer entre-elles. Afin, que la grande gagnante puisse exhiber fièrement son sésame, symbole de sa victorieuse conquête de son « territoire » tant convoité par toutes. En regardant autour de moi, je me rendis compte que sur mon bureau, une pile de dossier s’était furieusement amassée… Moi, qui prenait soin en temps normal, de ne jamais laisser s’accumuler du travail, je le vis et le pris comme un signe du destin. Je me mis donc avec une certaine hâte, au rafraichissement de mon cv. Entre le mini-cv, le cv vidéo et tous les autres procédés proposer, je me rendis compte que je m’étais un peu encrouter, peu amène à savoir quelles étaient « les réelles tendances actuelles » pour mettre toutes les chances de mon coté lors d’un entretien. Ou trouver les contacts nécessaires ? Sur LinkedIn ? Sur les réseaux féminins ?  Qu’importe, je sentis une véritable adrénaline monter en moi, le petit coup de fouet qui me manquait afin de bouger mon petit popotin de ce CDI, qui n’était plus vraiment mien. La chasse à une nouvelle entreprise était ouverte ! Telle une conquérante, je ciblais, minutieusement, chacun des cabinets de recrutement qui seraient susceptibles d’être intéressés par moi. Pendant, près d’un mois, je passais en revue toutes les annonces d’emplois, m’inscrivit sur les forums d’embauches de cadres, allant jusqu’à passer des entretiens téléphoniques ou en visio sur mes heures de bureau, me souciant peu de ce que pensaient mes collègues. Et, prenant même le risque saugrenu de me faire taper sur les doigts par ma direction. Tout cela n’était pas très raisonnable ? Tant pis, pour la bonne éthique. J’étais plus dans la logique de chacun pour sa pomme. Le coté « trop bonne, trop conne », j’avais déjà trop donné. Ma nouvelle devise était de me mettre en mode « Sérial Entrepreneure », afin de montrer que j’étais la meilleure. Réussir professionnellement, était aussi essentiel que de fonder une famille à mes yeux… Mince, alors, je dois en froisser plus d’une en disant cela. Vu, qu’il y en a encore qui pense que l’accomplissement d’une femme ne se fait que lorsqu’elle a des enfants. Eh bien, non. Moi, je suis de cette génération mutante, qui a besoin des deux : famille et travail. L’un ne va pas sans l’autre pour parfaire à mon équilibre de femme moderne, qui se respecte ! L’heure avait donc sonné pour moi. Il était temps que je trouve « la véritable reconnaissance » … Ailleurs. Sauf, qu’au bout de quelques semaines, mon enthousiasme retomba aussitôt tel un soufflé au fromage raté. Mon secteur d’activité était trop saturé, et comme je l’avais imaginé d’autres ayant les « dents plus longues que moi » avaient saisies les meilleures opportunités, en se bradant au plus offrant.  Encore les effets de cette fameuse crise… Me laissant des restes, qui ne m’intéressait guère, car cela reviendrait à rester aux mêmes conditions que mon poste actuel. Les plans low-cost, où on se met en mode discount, très peu pour moi. Quitte à changer, d’emploi autant le faire dignement. Je me mis donc à étendre mes recherches, même dans des domaines qui m’étaient alors totalement inconnu, laissant soin au hasard de faire le reste. Ne sait-on jamais ? Après tout, la polyvalence sert à cela ? Non ? Malgré tout, mon coté rebelle semblait s’étioler. Mon égo, surement, touché au plus profond… J’en étais presque à ranger « ma cape de superwoman en quête du super job » et à me dire que finalement, je n’étais pas si mal dans cette boite de M... Mais, je n’en eu pas le temps. Je reçu, un matin, l’appel de la secrétaire de « Monsieur X » qui me faisait s’avoir qu’il serait heureux de me recevoir en entretien.  Le hic, c’est que ma mémoire d’acier, n’avait aucun souvenir de qui pouvait être ce fameux « Monsieur X » et dans quelle branche exactement, il exerçait ! J’avais balancé tellement de cv à tout va… Une petite recherche sur Google, et le tour était joué, je connaissais jusqu’à la date de naissance de cet homme, le nombre de ses sociétés, de ses employés, ses bilans, le nombre de fois qu’il a divorcé… Euh, non, je blague. (Rire). Néanmoins, mon intuition féminine me dictait que j’avais « accroché le bon poisson », alors que je ne m’étais pas encore présenter au rdv. D’ailleurs, je ne sais même pas d’où me venaient mes certitudes, vu que je ne connaissais pas du tout son secteur d’activité. Gros défi, en perspective, mais je ne ressentais aucune peur, je dirais même plus que je me sentais dans une confiance absolue avec mon « myself ». Valait mieux, car le grand jour arriva. Premier entretien. Puis, un deuxième. Et, enfin un troisième pour conclure ce nouveau cap managérial. Mon instinct, ne m’avait donc pas menti. Je venais de décrocher mon nouveau poste. Sauf, que j’étais loin d’imaginer que la partie n’était pas encore gagné. Une partie semée d’embûches. Je devrais faire mes preuves dans un nouvel univers, avec une nouvelle équipe, des clients et marchés différents… Monsieur X, le savait, pourtant lorsque je lui ai demandé auprès de qui je ferais mes armes, il me rétorqua : « Personne ». Il me catapulta ainsi, dans son arène en pleine période de marchandising. En clair, je devais choisir et acheter pour l’entreprise pour six mois de stock de produits, tout cela sans me tromper sur les dernières tendances, alors que je n’avais aucune expertise dans ce secteur. Deux jours, que j’étais là. Et déjà, une ribambelle de fournisseurs défilait dans mon bureau afin de me présenter leurs collections à venir. Ils sortaient tous leurs dents de requins, pour que je puisse céder à la tentation d’acheter toutes leurs marchandises. Ok, j’étais loin d’une cruche, je savais que je pourrais m’en sortir et essayer de faire des choix stratégiques. Le commerce, c’était mon truc depuis toute jeune. Mais quand même, je ne comprenais pas pourquoi Monsieur X, ne m’avait pas formé auprès de l’ancienne directrice. Pourquoi, n’avais t’il pas eu entre elle et moi une sorte de passation ? Il m’avait juste dit qu’elle avait dû démissionner précipitamment pour des raisons personnelles. Je devais donc m’en tenir à ce discours. J’aurais pu très bien, me tourner auprès de mes nouveaux collaborateurs qui appartenaient apparemment à cette luxueuse maison depuis ses débuts. Mais la communication était difficile à établir, j’étais la nouvelle recrue : « celle qu’ils scrutaient, pour voir quand elle ferait le premier faux pas. » L’ambiance était un peu morose, quasi malsaine. Il fallait que je brise la glace très vite, afin, de prendre au plus vite mes marques.  Agir en chef d’orchestre et semé un peu d’harmonie au sein d’une équipe qui avait volé en éclat depuis belle lurette. Me voyant certainement, un peu perdue, l’une des employées, vint tout de même à mon secours. Le dialogue enfin établit, elle m’expliqua pourquoi il régnait une telle atmosphère. En moins, de quatre mois, à la tête de l’entreprise, s’était vu succéder cinq directions différentes… J’étais la sixième. Ils se demandaient, donc tous, pour combien de temps, je serais là. Ou, plutôt, combien de temps avant, que je ne chute comme les autres de mon parachute doré. Normal, puisque la veille de ma prise de fonction, l’ancienne directrice qui était là avant moi, avait été licencié militari et sans aucun ménagement. Une convocation au bureau du grand boss, elle en était ressortie pleurant à chaudes larmes, elle avait récupéré de suite toutes ses affaires. Elle n’avait même pas pu bien leur faire des adieux, puisque le lendemain, j’étais nommée à sa place. La colère vint à moi, je me savais sur un siège éjectable, et on m’attendait au tournant.  « Amélie – Poulain n°6. Grand outsider. Chance de passer le cap des 6 mois à ce poste ». Aucune. Voilà, je me retrouvais au milieu d’une sorte de pari hippique à savoir qui remporterait une place longue durée dans cette société. Je n’avais aucune carte en main, ni de joker. Juste des atouts considérables, comme la soif d’apprendre et le goût du défi. Et, cela finit par payer. Mes collègues et moi venons de fêter, non seulement mes deux ans au sein de cette boite. Mais, aussi sont heureux d’avoir touché leurs premières primes exceptionnelles face aux bénéfices engrangées grâce à notre persévérance et notre travail d’équipe remarquable. Je regrette juste que cela s’est fait au détriment du malheur d’une autre …

Article publié par Coralie - Tous droits réservés pour Femmdoubout

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